L'enherbement

Dans le cadre du PLAV plusieurs mesures ont été prises pour faire évoluer les pratiques agricoles et abaisser la concentration en azote des cours d’eau. Parmi elles, l’enherbement est un procédé agricole qui tend à limiter le ruissellement des nitrates vers les cours d’eau.

En effet, les végétaux ont besoin de divers nutriments pour leur croissance, dont l’azote sous forme de nitrates. Absorbé dans les racines et les feuilles, une partie de cet azote est réintroduite en fin de saison dans le milieu naturel via les débris végétaux, tandis que l’autre partie est conservée par les racines durant l’hiver afin d’être réutilisée par la plante pour permettre une nouvelle croissance au printemps.  Les végétaux consommant naturellement l’azote, augmenter les surfaces enherbées revient donc à les utiliser pour limiter les fuites d’azote. Installées comme des zones tampons en aval des exploitations agricoles, elles vont permettre de réinfiltrer les fuites d’azote, de limiter le ruissellement et l’érosion des sols. Plus généralement, les surfaces enherbées permettent aussi de limiter l’infiltration des cours d’eau par  les phosphates ou les pesticides et contribuent au maintien de la biodiversité. D’autres zones tampons telles que les zones humides, sont souvent préconisées pour limiter les transferts de nitrates dans les cours d’eau ou dans l’eau de mer. L’idée de manière générale, est de limiter les zones non végétalisées à proximité des cours d’eau. La culture sous couvert préconisée dans le cadre des nouvelles pratiques agricoles relève du même principe.

L’efficacité de l’enherbement dépend de l’implantation de la bande enherbée, de sa largeur et de la topographie du sol. Ce chiffre peut varier selon la pente du terrain ou de la pluviosité.

 

Sources :

Conseil scientifique de l’environnement de Bretagne (fiches décembre 2005)

Région Bretagne, Portail de l’information environnementale en Bretagne