La restauration des zones humides

Terrains rarement exploités car inondés ou gorgés d’eau, les zones humides souvent laissées à l’abandon, sont de plus en plus restaurées pour reconstituer la continuité écologique des cours d’eau (abaissement de seuils, création de rivières de contournements, …) et améliorer la qualité de l’eau afin de favoriser le retour de la faune et la flore d’origine.

 

La restauration des zones humides dans le cadre de la lutte contre les fuites d’azote menée par le PLAV, présente aussi de nombreux avantages puisque ces zones ont la capacité d’absorber les nitrates et font souvent office de zones tampon lors des épisodes de forts ruissellements. Souvent situées en fond de vallées et donc placées en aval des exploitations agricole, les zones humides en état de fonctionnement biologique limitent les fuites d’azote dans le réseau hydrographique. Mais elles permettent aussi une épuration des eaux en nitrates.

La restauration de l’enherbement

Ces zones offrent en plus un couvert végétal naturel qui absorbe l’azote pour assurer sa propre croissance. Stockée dans les racines et les feuilles, une partie de cet azote est réintroduite en fin de saison dans le milieu naturel via les débris végétaux, l’autre reste emprisonnée dans les racines durant l’hiver pour permettre une nouvelle croissance au printemps.

Les zones humides favorisent l’épuration des eaux en nitrates à la fois grâce à leur couvert végétal particulier et aux conditions physiques et chimiques qu’elles réunissent. Selon l’article L211-1 du Code de l’environnement, les zones humides sont définies comme « des terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles (plante pour le développement de laquelle l'humidité est nécessaire) pendant au moins une partie de l’année ». Il s’agit de milieux naturels protégés dont la préservation est réglementée, l’eau étant une ressource classée au patrimoine de la nation.