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Faire évoluer les systèmes de production

Au-delà de l’amélioration des pratiques à la parcelle, le plan d’algues vertes vise à faire évoluer les exploitations agricoles vers des systèmes de production agricoles plus vertueux

Cela passe en particulier par :

  • L’accroissement de la part de l’herbe dans les systèmes fourragers
  • L’amélioration des successions culturales
  • La conversion de l’agro-biologie

Accroître les surfaces en herbe

Pourquoi c’est utile ?

L’herbe est un couvert végétal présent toute l’année. Accroître les surfaces en herbe, et donc la part d’herbe dans les systèmes fourragers, permet de bénéficier d’un sol couvert toute l’année sur les parcelles concernées et donc de minimiser les risques de pertes en azote.

Renforcer les systèmes fourragers à base d’herbe est donc un objectif majeur du plan.

C’est une voie permettant aux élevages de ruminants de poursuivre la réduction des flux en nitrates dans les territoires algues vertes.

Renforcer les systèmes fourragers à base d’herbe est donc un objectif majeur du plan.

Les moyens mis à disposition des agriculteurs

Les mesures agro-environnementales et climatiques (MAEC)

Les MAEC permettent de financer l’évolution vers des systèmes plus herbagers

La construction de « boviducs »

Passages créés sous les routes afin de permettre la circulation des bovins, ils permettent d’accroître les surfaces en herbes accessibles, aux vaches laitières en particulier, depuis le siège de l’exploitation.

Leur création permet de conforter les exploitations herbagères sur le plan économique et d’accroître la pérennité dans le temps de systèmes vertueux.

Le boviduc : un moyen d’accroître les surfaces en herbe accessibles aux vaches.

Le financement de bâtiments de séchage en grange

Le séchage en grange est une technique éprouvée de valorisation des fourrages prairiaux. La production de fourrages de qualité ainsi permise est la garantie du maintien de systèmes de production prairiaux pérennes.

Cette technique nécessite cependant la construction de bâtiments spécifiques relativement coûteux.

Afin de faciliter la transition vers ce type de technique, une aide est accordée aux agriculteurs qui le souhaitent afin de réaliser cet investissement.

Un appel à projets ciblé vers les porteurs de projets situés dans les territoires des baies algues vertes a été lancé, avec un taux d’aide majoré.

Une grange permettant un séchage de l’herbe au moment optimum et la production d’un foin de très haute qualité, gage de la pérennité du système herbager mis en place.

Des actions de regroupement du foncier

L’amélioration de l’accès au foncier autour du siège d’exploitation est un levier très important en production laitière. Des parcelles regroupées autour des bâtiments d’élevage facilitent l’accès aux espaces herbagers. Le pâturage des animaux sur des surfaces accrues permet de réduire les coûts, ce qui renforce la solidité économique des exploitations concernées.

Comment ? Pour permettre de regrouper les parcelles, des échanges sont réalisés entre exploitations agricoles. Ces actions nécessitent un travail de longue haleine entre tous les acteurs concernés. Elles ont par contre l’avantage de permettre des évolutions durables des systèmes.

Les actions sur le foncier (échanges parcellaires, intervention de la SAFER) permettent un accroissement de la surface en herbe autour du siège d’exploitation (2), favorisant le pâturage, ce qui renforce le système fourrager fondé sur la valorisation des prairies

Améliorer les assolements et successions culturales

Pourquoi c’est utile ?
Certaines successions culturales sont plus favorables que d’autres à la maîtrise des fuites azotées.

Des conseils et animations spécifiques sont proposées aux agriculteurs afin qu’ils fassent évoluer leurs assolements et rotations de cultures de manière à réduire ces fuites.

C’est le cas des successions de cultures qui couvrent le sol la majeure partie de l’année, en particulier lors des périodes pluvieuses, en automne et en hiver, favorables aux fuites vers les nappes.

Rotations complexes, cultures de longues durées et associations de cultures facilitent la maîtrise des fuites en nitrates vers le milieu.

Accroître le nombre d'exploitations en agro-biologie

Pourquoi c’est utile ?
L’agro-biologie est un mode de production fondé sur la valorisation des processus biologiques naturels et la vie du sol, qui utilise des fertilisants et amendements naturels ou organiques issus des déjections produites par le troupeau de l’exploitation. Les déjections animales, considérées comme de véritables ressources et non plus comme des déchets, restituent lentement les fertilisants qu’ils contiennent, limitant fortement les risques de fuites azotées vers le milieu.

La transition vers l’agro-biologie est facilitée par l’octroi d’une aide à la conversion à l’agriculture biologique (CAB) octroyée pour une durée de 5 ans.

La certification AB Agriculture Biologique valorise les exploitations agricoles qui utilisent des fertilisants naturels ou organiques respectueux des sols.

Faciliter la transition vers la production de porcs sur paille

Pourquoi c’est utile ?
La production de porcs sur paille est une alternative à la production sur caillebotis. Les déjections animales issues du troupeau se présentent alors  non sous forme de lisier mais sous forme de fumier, qui a des propriétés structurantes pour le sol.

Afin d’aider les agriculteurs qui le souhaitent à réaliser un tel investissement, un appel à projets ciblé vers les porteurs de projets situés dans les territoires des baies algues vertes a été lancé, avec un taux d’aide majoré. Il est cependant limité aux éleveurs qui font le choix d’une réduction de la taille de leur atelier porcin.

La production de porcs sur paille est une alternative technique à la production sur caillebotis.. Le fumier produit contribue au maintien du taux de matières organiques du sol.