Territoires mobilisés

Baie de la Fresnaye

Dans l’est des Côtes d’Armor, la baie de la Fresnaye est une baie plate et fermée, privilégiée pour la conchyliculture et notamment  la culture des moules et des huîtres. Ses eaux peu agitées et particulièrement claires sont un facteur clé de la prolifération des algues vertes. Le contexte de son bassin versant est spécifiquement agricole avec près de 3/4 de ses surfaces constituées de terres cultivées. S’il n’y a plus d’échouages massifs d’ulves depuis 2009 (ni de ramassages pour risques sanitaires depuis 6 ans), les ulves et d’autres algues opportunistes comme la Pylaiella littoralis restent présentes. Ces algues restent un indicateur du fort niveau trophique de la baie et peuvent conduire saisonnièrement à la fermeture des accès au fond de la baie.

0
ha
surface du bassin versant algues vertes
0
ha
surface agricoleutile totale
0
%
surface concernée par le PLAV
0
exploitations agricoles

Baie 2027 : améliorer la qualité de l'eau

Les eaux des cours d’eau se jetant dans la baie de la Fresnaye ont connu de fortes teneurs en nitrates, dépassant les 100mg/L au début des années 2000. Aujourd’hui les valeurs maximales sont redescendues à 51mg/L. La cible principale est la rivière du Frémur, cours d’eau pour lequel l’objectif fixé est de descendre à 32mg/l d’ici 2027.

L'engagement des agriculteurs

Sur le bassin versant de la baie de la Fresnaye, il y a eu un engagement fort des agriculteurs dans le 1er programme « Algues Vertes » 2010-2015 : environ 65% sur les 200 exploitations éligibles de plus de 3ha. Un taux significatif puisque la baie n’a signé sa charte de territoire et engagé son plan d’action qu’en 2013 (3 années de programme).

Azote et qualité de l'eau

La baie de la Fresnaye est alimentée par cinq cours d’eau principaux dont le Frémur d’Hénanbihen contribuant à l’apport de 80% des flux azotés vers la baie. L’objectif pour le PLAV2 est de descendre à 43mg/L de nitrates dans ce cours d’eau pour viser 32 mg/L en 2027.

Actions mises en oeuvre

Réduction de la pression azotée

– Diminution de la fertilisation organique sur les zones sensibles par la valorisation collective (échanges d’effluents, suivis agro « Itk », épandages performants, couverture de fosse…),

– Réduction de la production d’azote organique épandue sur le territoire en utilisant des techniques alternatives d’élevage.

– Amélioration de l’efficience de la couverture hivernale des sols grâce à un système de rotation des cultures pour éviter les fuites d’azote. 

– Développement des systèmes herbagers et de systèmes de pâturage basés sur l’association légumineuses-graminées de longue durée (au-delà de 4 ans).

Actions sur la résilience de l’hydrosystème

– Travaux de restauration de la morphologie des cours d’eau (zone hyporhéïque)

– Optimisation de la gestion des eaux pluviales par la restauration du bocage (ripisylve, talus de ceinture…), Réduction des transferts de nitrates provenant des parcelles drainées grâce à l’aménagement de fossés drainants, amélioration des fonctions épuratoires des zones humides du territoire en les convertissant par exemple en prairies ou bois

Actions transversales

– Economie d’énergie par la valorisation collective de la biomasse issue des zones tampons (Talus, Bande enherbée, zones humides) par la taille de  taillis courte durée.

– Développement de la production en circuit-court …

– Meilleure compréhension du fonctionnement du bassin versant : étude hydrogéologique (Type Transcender) et mises à jour des modélisations TNT2 / Mars-Ulves