Comprendre

Un phénomène complexe

Un travail de long terme

Avant de pouvoir limiter la prolifération indésirable des algues vertes, le chemin reste encore long à parcourir : le seul moyen de parvenir à une maîtrise des échouages est «d’affamer» les algues en azote et donc d’atteindre des concentrations en nitrates nettement abaissées. Ceci en tenant compte de l’inertie des stocks de nitrates accumulés dans les nappes au cours des 50 dernières années. Il s’agit donc d’un processus demandant plusieurs années.

Une forte variabilité d'une année sur l'autre

On sait aussi aujourd’hui que le stock hivernal de l’année précédente influe fortement sur la prolifération d’algues l’année suivante. Capables de se démultiplier par fragmentation, les morceaux d’algues fractionnées stockés devant les baies surtout pendant les hivers calmes, croissent et se multiplient de plus belle dès les premiers beaux jours. Si l’hiver est riche en tempêtes et en houle, les fragments de l’automne précédent sont rapidement dispersés au large, il n’y a alors pas de croissance prématurée des ulves.

A l’inverse, des conditions lumineuses au printemps seront favorables à un fort développement des algues.

L'impact de la pluviosité sur les apports d'azote

Les modalités d’apport d’azote par les cours d’eau fluctuent en fonction du caractère pluvieux ou non de certaines périodes de l’année. Par exemple, un été sec peut conduire à des proliférations faibles en fin d’été, et a contrario la prolifération peut rester intense en cas d’été pluvieux.

Au regard de toutes ces composantes très variables, il est donc difficile de visualiser à court terme l’effet des actions de lutte contre la prolifération. Les résultats directs ne peuvent se mesurer que sur plusieurs années.

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