Le plan de lutte

Les acteurs du plan

Dès les années 90, l’État, le conseil régional de Bretagne, les conseils départementaux et l’Agence de l’eau Loire-Bretagne se sont mobilisés ensemble face à la problématique de pollution diffuse des cours d’eau par les nitrates, en travaillant de concert avec les territoires et les scientifiques.

Le plan de lutte contre la prolifération des algues vertes, lancé en 2009 et dont la seconde phase a été validée en 2017, est une concrétisation de ce partenariat entre les différents acteurs publics.

L’enjeu est de maîtriser la prolifération des algues à l’horizon 2027, échéance de bon état des masses d’eau littorales inscrite dans le SDAGE (schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux) du Bassin Loire-Bretagne.

Coordonné et co-animé par l’État et le Conseil régional, le plan de lutte regroupe de multiples acteurs à différentes échelles :

Qu'est-ce qu'une "Baie algues vertes" ?

Au sens étendu, le terme de « baie algues vertes » désigne à la fois la masse d’eau côtière touchée par le phénomène des algues vertes et la partie terrestre amont, comprenant les cours d’eau alimentant la masse d’eau côtière (également appelée bassin versant).

C’est aussi par ce terme qu’est désigné l’ensemble des acteurs locaux qui conduisent des actions opérationnelles, identifiées dans un projet de territoire, pour remédier au phénomène des marées vertes.

Par simplification, le terme de « Baie » est souvent employé pour désigner la structure qui assure la coordination et le pilotage du projet de territoire.

Les baies algues vertes

Huit territoires ont été identifiés comme prioritaires au regard de la récurrence et de l’étendu du phénomène des algues vertes. Chacun d’entre eux fait l’objet d’un projet spécifique, porté par les collectivités locales (EPCI, syndicat mixte…). A l’occasion du second PLAV (2017 à 2021), de nouveaux objectifs de qualité de l’eau, à la fois ambitieux et réalistes, ont été fixés en fonction des spécificités locales (caractéristiques géographique et hydrographique, types de cultures et d’élevage…).

Les partenaires financiers

L’État, le Conseil régional de Bretagne, l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, les conseils départementaux du Finistère et des Côtes d’Armor contribuent financièrement à la mise en œuvre du PLAV.

Les services techniques des partenaires financiers assurent le lien entre les différentes instances du plan, et participent à son animation

Les partenaires techniques

La chambre régionale d’Agriculture de Bretagne (CRAB) et Eau et Rivières de Bretagne (ERB) sont membres du comité de pilotage du PLAV. L’implication de la profession agricole est portée par la CRAB, alors qu’ERB représente le monde associatif.

Les partenaires scientifiques

Un conseil scientifique, organe scientifique du Plan animé par le CRESEB, constitue le lieu d’échanges privilégié entre scientifiques, acteurs institutionnels et acteurs socio-professionnels. Il apporte son appui et son expertise dans le cadre de la mise en œuvre du Plan. L’ensemble de ces acteurs participent à la gouvernance du PLAV, au travers d’un ensemble d’instances spécifiques.

Qu'est-ce que le CRESEB ?

La communauté scientifique (INRA, Agrocampus, BRGM, IFREMER, CNRS, CEVA) est mobilisée pour apporter un appui, intégré et ciblé, aux territoires et à la gouvernance régionale du plan sous la coordination du CRESEB (Centre de Ressources et d’Expertise Scientifique sur l’Eau en Bretagne).

Ce Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) est composé des instances publiques, des organismes scientifiques et des acteurs de la gestion intégrée de l’eau par bassin versant. Il est le lieu privilégié des échanges entre les scientifiques et les acteurs du PLAV ainsi que de formulation des avis des scientifiques.