L’influence des données climatiques sur les marées vertes 

En plus des nutriments azotés, de la configuration des baies et de la saisonnalité,  on sait désormais que de nombreux autres facteurs entrent en ligne de compte dans la formation des marées vertes.

Vent, température de l'eau, niveaux de précipitations (et donc flux d’azote dans les cours d'eau), jouent un rôle important dans la genèse des marées vertes. On sait aussi aujourd'hui que le stock hivernal de l'année précédente influe fortement sur la prolifération d’algues, l'année suivante. Capables de se démultiplier par fragmentation, les morceaux d'algues fractionnées stockés devant les baies surtout pendant les hivers calmes, croissent et se multiplient de plus belle dès les premiers beaux jours. Si l’hiver est riche en tempêtes et en houle, les fragments de l’automne précédent sont rapidement dispersés au large,  il n’y a alors pas de croissance prématurée des ulves. .

Suivis renforcés par le CEVA

Le CEVA dans les Côtes d’Armor (Centre d’Etude et de Valorisation des Algues) est en charge du suivi renforcé du phénomène depuis 2002). Chaque mois, il effectue un survol des côtes et  évalue l’importance des échouages des différents sites récurrents en Bretagne (plages, vasières...) où les échouages recensés peuvent aller de quelques mètres carrés à plusieurs centaines d'hectares.

Grâce à ce suivi sur plusieurs années nous disposons aujourd’hui de connaissances objectives sur les proliférations mensuelles, annuelles et sur leur évolution. Les facteurs annuels et interannuels sont identifiés et l’on sait que chaque baie a des particularités (reconduction, limitation par l’azote plus ou moins prononcée) et des facteurs propres qui influencent la prolifération des algues vertes et leurs échouages.